Ce cheesecake japonais viral se prépare la veille de la Saint-Valentin : zéro stress, résultat garanti

Ce cheesecake japonais viral se prépare la veille de la Saint-Valentin : zéro stress, résultat garanti

Le Japanese cotton cheesecake, ce gâteau au fromage aérien et tremblotant qui affole les réseaux sociaux depuis des mois, s’impose comme la nouvelle star des desserts de la Saint-Valentin. Contrairement aux cheesecakes new-yorkais denses et crémeux, cette version nippone mise sur une texture cotonneuse exceptionnelle, presque soufflée, qui fond littéralement sur la langue. L’atout majeur de cette recette : elle se prépare tranquillement la veille, vous épargnant ainsi tout stress de dernière minute le jour J. Pendant que vous profiterez de votre soirée romantique, ce dessert spectaculaire patientera sagement au réfrigérateur, prêt à éblouir votre moitié. Avec ses ingrédients simples et sa technique accessible même aux débutants, ce cheesecake japonais garantit un résultat digne d’une pâtisserie professionnelle. La clé du succès réside dans la cuisson au bain-marie qui assure une montée homogène et cette texture si caractéristique, à mi-chemin entre le gâteau et le nuage.

30

60

moyen

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. Préparez le moule et le four

Préchauffez votre four à 160°C en chaleur tournante. Chemisez (action de tapisser l’intérieur d’un moule avec du papier) le fond et les parois de votre moule à charnière avec du papier sulfurisé. Pour les parois, découpez une bande de papier légèrement plus haute que le moule, cela évitera que la pâte ne déborde pendant la cuisson. Enveloppez l’extérieur du moule avec du papier aluminium pour empêcher l’eau du bain-marie de s’infiltrer. Cette étape est cruciale pour garantir une cuisson uniforme.

2. Préparez l’appareil au fromage

Dans une casserole à feu doux, faites fondre ensemble le fromage à la crème, le beurre et le lait. Remuez constamment avec une spatule jusqu’à obtenir un mélange parfaitement lisse et homogène, sans aucun grumeau. Retirez du feu et laissez tiédir environ 5 minutes. Cette étape permet d’obtenir une base crémeuse qui s’incorporera facilement aux autres ingrédients sans former de grumeaux disgracieux.

3. Incorporez les jaunes d’œufs

Séparez les blancs des jaunes d’œufs avec précaution, en veillant à ce qu’aucune trace de jaune ne se retrouve dans les blancs. Ajoutez les 5 jaunes d’œufs un par un dans le mélange au fromage tiède, en fouettant énergiquement après chaque ajout. Incorporez ensuite l’extrait de vanille et le jus de citron qui apportera une légère acidité rafraîchissante. Tamisez la farine et la fécule de maïs directement au-dessus du mélange, puis incorporez-les délicatement au fouet jusqu’à disparition complète des grumeaux.

4. Montez les blancs en neige

Dans un saladier parfaitement propre et sec, montez les blancs d’œufs au batteur électrique à vitesse moyenne. Lorsqu’ils commencent à mousser, ajoutez progressivement le sucre en trois fois, en continuant de battre. Augmentez la vitesse et battez jusqu’à obtenir des blancs fermes et brillants qui forment un bec d’oiseau (pointe qui se redresse légèrement) lorsque vous soulevez les fouets. Cette étape demande environ 5 minutes et ne doit surtout pas être bâclée, car ce sont les blancs qui donneront cette texture aérienne si caractéristique.

5. Incorporez les blancs à l’appareil

Prélevez une grosse cuillère de blancs montés et incorporez-la vigoureusement dans l’appareil au fromage pour le détendre. Versez ensuite le reste des blancs en trois fois, en les incorporant délicatement avec une maryse (spatule souple en silicone ou caoutchouc) par des mouvements circulaires du bas vers le haut. L’objectif est de conserver un maximum d’air emprisonné dans les blancs, alors travaillez avec douceur et patience. La pâte doit rester légère et mousseuse.

6. Versez et préparez la cuisson au bain-marie

Versez délicatement la préparation dans le moule chemisé. Tapotez légèrement le moule sur le plan de travail pour éliminer les éventuelles bulles d’air. Placez le moule dans un plat à gratin profond, puis enfournez l’ensemble. Versez de l’eau bouillante dans le plat jusqu’à mi-hauteur du moule. Cette technique du bain-marie permet une cuisson douce et progressive qui évite les craquelures et garantit cette texture fondante incomparable.

7. Surveillez la cuisson

Laissez cuire pendant 60 minutes sans ouvrir la porte du four. Le cheesecake doit être légèrement doré sur le dessus et tremblotant au centre quand vous secouez doucement le moule. À la fin de la cuisson, éteignez le four, entrouvrez légèrement la porte et laissez le gâteau refroidir progressivement pendant 1 heure à l’intérieur. Ce refroidissement graduel évite le choc thermique qui pourrait faire retomber brutalement votre gâteau.

8. Réfrigérez jusqu’au lendemain

Sortez délicatement le moule du bain-marie et retirez le papier aluminium. Laissez refroidir complètement à température ambiante, puis placez au réfrigérateur pour une nuit entière, idéalement 8 à 12 heures. Cette étape de repos prolongé permet au gâteau de développer pleinement ses saveurs et d’acquérir sa texture parfaite, à la fois ferme et fondante. Le lendemain, démoulez délicatement en passant un couteau fin le long des parois si nécessaire.

Camille

Mon astuce de chef

Pour vérifier que vos blancs sont parfaitement montés, retournez le saladier au-dessus de votre tête : ils ne doivent absolument pas bouger. Si vous craignez les fissures sur le dessus, placez une feuille de papier sulfurisé directement sur le gâteau après 40 minutes de cuisson. Pour un démoulage impeccable, passez rapidement un torchon chaud autour du moule avant d’ouvrir la charnière. Enfin, utilisez toujours des œufs à température ambiante pour faciliter le montage des blancs et leur incorporation.

Un thé vert japonais matcha pour une expérience authentique

Pour accompagner ce cheesecake japonais délicat, optez pour un thé vert matcha de qualité cérémoniale, servi dans des bols traditionnels. Son amertume subtile et ses notes végétales équilibreront parfaitement la douceur crémeuse du gâteau. Vous pouvez également proposer un thé hojicha, ce thé vert torréfié aux arômes de noisette grillée qui apporte une dimension chaleureuse. Pour une version plus festive, un saké pétillant légèrement sucré ou un champagne demi-sec créeront un accord raffiné avec la texture aérienne du dessert.

L’info en plus

Le Japanese cotton cheesecake, appelé soufflé cheesecake au Japon, trouve ses origines dans les années 1960 lorsque le chef Tomotaro Kuzuno découvrit le käsekuchen allemand lors d’un voyage en Europe. De retour à Tokyo, il adapta cette recette en y intégrant la technique japonaise de montage des blancs en neige, créant ainsi une version infiniment plus légère et aérienne que ses cousins occidentaux.

Ce gâteau incarne parfaitement l’esthétique culinaire japonaise du fuwa fuwa, terme qui désigne cette texture duveteuse et tremblotante si prisée dans la pâtisserie nippone. Contrairement au cheesecake new-yorkais qui titre à environ 600 calories par part, cette version japonaise est significativement plus légère grâce à l’incorporation d’air par les blancs montés.

Le phénomène viral de ce dessert sur les réseaux sociaux s’explique par ces vidéos hypnotiques montrant le gâteau osciller comme une méduse lorsqu’on tapote le moule. Cette caractéristique tremblotante, loin d’être un défaut, constitue la preuve d’une cuisson parfaitement maîtrisée et d’une texture authentiquement japonaise.

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